Samedi soir, la veille du dernier jour, on m’indique que le TGS c’est cette semaine. Forcement avec mon arrivée à Tokyo, je n’avais pas regardé les dernières news sur les jeux vidéos et j’avais un peu zappé l'événement. Ni une, ni deux, je regarde rapidement le site du TGS. Le salon est à 40 minutes de transport et une place ne coûte que 1200¥. Dans ces conditions, ça valait le coup de faire un tour. Le hic c’est que je ne savais pas du tout comment ça se passait, et surtout, si il restera des places quand je me pointerais devant.

Gamin, j’adorai lire les comptes rendu de l’E3 ou du TGS dans Joypad/Joystick. Il faut dire qu’à l’époque, sans Internet, c’était le seul moyen d’être au courant des nouvelles sorties. J’avais des étoiles pleins les yeux quand je savourais les rédacteurs retranscrire le plaisir d’avoir pu essayer en avant première les dernières nouveautés. Ou bien m’émerveiller en regardant les photos des stands gigantesques des différents éditeurs.

On est dimanche 11h, et on part pour le TGS. Juste un changement de metro à faire. On passe en train devant le Disney de Tokyo et on arrive facilement à la gare de Kaihin Makuhari où se trouve le salon. Le ciel est dégagé et l’air marin nous envahit les narines. Il suffit de fermer les yeux pour se croire un instant au bord de la mer.

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12h, sortie de la gare. Des japonaises en soubrettes distribuent des tracts. Pour trouver le salon c’est très simple, il suffit de suivre la longue foule qui se dirige vers le hall d’exposition. Après une quinzaine de minutes à marcher sous un soleil de plomb. on a une bonne surprise en voyant qu’il n’y a aucune queue pour acheter les billets. Une fois les billets en mains, on se fait fouiller les sacs (les appareils photos sont autorisés). Après cette routine passée, on arrive finalement dans l’entrée du TGS.

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C’est gigantesque, le salon est divisé en 3 halls immenses partagés entre les différents éditeurs. On est accueilli par Hideo Kojima qui arrive sur le stand de Konami sous les applaudissements de la foule. C’est cool mais toutes les présentations sont en japonais.

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On commence à faire le tour du premier hall et on comprend rapidement qu’il faut s’accrocher pour effleurer un pad. En effet la plupart des stands font attendre 30 à 90 minutes pour avoir la chance de jouer au dernières productions. Certain éditeurs proposent un système de fastpath où l’on chope un ticket avec un horaire pour jouer. Du coup si on a envie d’essayer plusieurs jeux, on passe son temps à attendre pendant des heures pour quelques minutes de gameplay. C’est un peu le Disney du gamer.

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Certain stands sont vraiment très impressionnants, entre autre celui de square-enix qui s’étalait sur une moitié de hall, avec en prime la présentation gameplay de DeusEx 3. Le plus impressionnant reste Capcom avec plusieurs énormes stand, dont un qui recréait un vieux village japonais pour Monster Hunter Tri. Playstation reste assez sobre, malgré un écran 3D géant qui diffusait les dernière trailers. Mais j’ai été très déçu en voyant que Nintendo ne participait pas au TGS. Ca aurait vraiment cool de pouvoir tester la 3DS.

Plus le temps passe et plus le salon se remplit. Ce qui reste agréable c’est qu’on étouffe pas trop (c’est bien aéré) mais ça devient de plus en plus dur de circuler. Le brouhaha des jeux et des musiques est un peu assourdissant, c’est le jeu de celui qui se fera le plus entendre. Sur la plupart des stand, on retrouve les fameuses babes qui n’hésitent pas à poser pour les photographes.

Le derniers hall est réservé pour la nourriture (qui n’est pas excessivement cher pour une fois) et au tournois de Street Fighter 4. Beaucoup de personnes étaient venues assister tandis qu’un commentateur hurle en japonais ce qui se passe à l’écran. Comme je suis une méga brêle à SF4 ça ne m’a pas plus intrigué que cela.

Ce qui ma également impressionné, ce sont les cosplays. Je ne suis pas du tout un habitué, mais la plupart avaient peaufiner à fond leur costume. Un espace leur est réservé pour qu’ils puissent s’exposer et se faire prendre en photo toute la journée par les visiteurs.

Niveau jeu, je n’ai pas vraiment été impressionné. il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de nouveautés cette année. Les japonais sont assez pervers et du coup on le ressent forcement dans leurs jeux vidéos. Il y avait une myriade de date sim en démonstration. Le plus aboutie était Dream Club O. Un jeu où l’on peut donner des bananes à manger à de jeunes filles en petites tenues.

Au final, j’ai étais un peu déçu du salon. Il n’y avait pas d’énormes exclusivités, il est difficile de pouvoir essayer un jeu et que les conférences sont en japonais. En plus avec Internet, c’est beaucoup plus simple d’avoir les infos et les derniers trailers en HD directement sur son PC. Cependant j’ai quand même apprécié ce qui était autour: le spectacle, les stands, les cosplays et quand on habite à côté ça vaut quand même le coût d’y faire un tour.

Le truc purement japonais qui m’a bien fait marré, c’était le type qui était à la sortie du salon et qui devait dire «au revoir et merci» à toutes les personnes qui passaient devant lui pendant toute la journée.

PS: plus e photo sur mon compte flickr