Après avoir réussi à peut près à bien dormir sans trop stresser à mort pour le départ, on profite une dernière fois des embouteillages parisiens avant d’atteindre l’aéroport de Roissy avec une heure de retard. Tout se déroule parfaitement: aucun soucis pour retirer les billets de Japan Airline (le vol est affrété par Air France), et aucunes surprises durant l’enregistrement ou l’embarquement. Le vol est à l’heure et l’A380 se remplit très rapidement malgré la taille gigantesque de l’engin.

L’avion décolle tout en légèreté, chaque sièges possèdent son propre écran tactile qui permet de voir l’avion en extérieur (3 caméras sont placées sur l’aile arrière, devant et dessous l’appareil). C’est très surprenant de pouvoir voir son avion à la troisième personne comme dans les jeux vidéos. L’écran permet également d’avoir accès à un large choix de films, de séries, de CD, de jeux, de documentaires, d’informations sur le vols. Avec tout ce contenu, on voit très vite passer les 11h de vols, surtout quand on arrive pas à fermer l’oeuil du trajet.

L’avion amorce sa décente sur Narita, l’aéroport de Tokyo. Il est 8h du matin et il pleut à torrent. L’avion se pose délicatement avec les dernières annonces des hôtesses qui résonnent dans les hauts parleurs. Première constatation en foulant l’aéroport: il fait très lourd et humide. Il faut dire que c’est la saison des typhons au Japon. Les bagages récupérés, on rejoint mon chef qui est venu nous chercher à l’aéroport. Il taille les 80km qui relient Narita à Tokyo sous la pluie qui tombe de plus en plus fort. Une fois arrivé dans le quartier de Hiroo, là où on va loger temporairement, que je constate le bruit omniprésent des grillons en ouvrant le porte de la voiture. Qu’il fasse jour ou nuit, ça ne s’arrête jamais, on a vraiment l’impression d’être dans le sud de la France. C’est la fin de saison, et le bruit est apparemment encore plus fort pendant l’été. On retrouve également ce bruit particulier de grillons si souvent entendu dans les manga. Une fois morts, ces derniers sont remplacés par d'immenses corbeaux qui croassent dans les rues de Tokyo.

On dépose les bagages et essayons de comprendre les différents équipements du studio. Après avoir fait un cumshot avec les cabinets sur ma femme, on nous explique comment avoir de l’eau chaude: un petit boitier permet d’activer le chauffage et de régler la température de l’eau, un autre boitier permet de sécher le linge et d’évacuer la chaleur de la salle de bain, un autre permet de régler la clim et un dernier pour contrôler le visiophone. Bien sur tout est en japonais et la mode d’emplois aussi. Et bien sur il y a 50 boutons par boitiers.

On évite de dormir pour éviter le décalage horaire et comme il est midi, on nous emmène dans un restaurant coréen pour se remplir un peu le ventre. C’est très bon et bien meilleur que ceux de Paris. Je suis surpris de voir les gens fumer dans le restaurant (alors qu’il est interdit de fumer dans la rue si il n’y a pas de cendrier prévu pour). Il faut dire qu’en France je m’étais habitué à ne plus sentir la fumer en mangeant. Mais les restaurants japonais sont très bien aérés et on ne sens jamais la fumée, ni le graillons, seulement les bonnes odeurs des plats.

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Après avoir réglé la note, mon collègue en profite pour nous faire un tour du quartier et de nous apprendre les bases pour survivre au Japon. Le quartier est très calme et très vert. On retrouve beaucoup de vieilles maisons et aucun grattes ciels. Il faut dire que c’est un quartier assez chic, un peu comme les 8ième à Paris. Premier arrêt au combini (conveniant store): ce sont des supérettes qu’ont retrouve dans tous les quartiers. Les prix sont un peu plus élevés qu’à l’hypermarché mais très pratique. C’est ouvert 24h/24, on y trouve l’essentiel mais surtout des bento délicieux à 3/4€. On peut également y régler ses factures si on est pas en prélèvement automatique.

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Deuxième arrêt à la station de métro pour nous expliquer le fonctionnement. Plusieurs compagnies de trains se partagent Tokyo et les prix varient selon la ligne du coup. Heureusement on peut avoir une carte PassMo (une sorte de carte navigo) qu’on retire et recharge au distributeur automatique. On paye en glissant la carte à l’entrée et à la sortie de son trajet, mais aussi si on doit changer de ligne. Du coup, plus le trajet est long et plus on paye, et au final ça peut revenir assez cher de prendre régulièrement les transports.

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Ils y a beaucoup de restaurants dans les rues. Voir énormément et ça sent très bon. J’imagine que les restaurateurs essayent d’attirer la clientèles avec. Les prix sont bas, surtout le midi où par exemple les restaurant luxueux baissent leurs prix pour s'aligner avec les autres. On mange pour 5/6€ et copieusement pour 10/15€ si on prend le temps de trier les restaurants. Paires de sushis ou de brochettes à 100¥(1€) ou big-mac à 200¥(2€). On a très vite fait de se régaler et on est toujours bien accueillis. Heureusement beaucoup de restaurant proposent des menus en anglais, voir mieux des photos ou des plats en plastique.

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Comme il est tombé des cordes toute la journée, j’ai pu apprendre une des choses vitales au Japon: le parapluie. Ca à l’air d’être une institution et même en vélos, les japonais on leur parapluie à la main. Devant chaque immeubles ou magasin il y a un endroit pour poser son parapluie. Parfois il y a même des sacs plastiques pour y glisser son parapluie mouillé afin de ne pas mettre de l’eau partout.

Après être resté debout 30h sans dormir, on profite enfin de la nuit pour pouvoir se reposer et essayer de se caler sur notre nouvel horaire. En tout cas ce fut une bonne mise en bouche et on a été ultra bien accueilli, en espérant que ce soit tous les jours comme ça!