Aujourd'hui, j'ai été délibérément relou avec quelqu'un. Ça ne m'arrive pas souvent, délibérément[1]. J'ai écrit à ma banquière un e-mail lui demandant s'il était possible de me faire parvenir mes relevés de compte par e-mail, ou juste les tenir à ma disposition de manière électronique. Réponse de l'intéressée :

Pour recevoir vos relevés de comptes par internet, on me demande une autre adresse internet car celle avec laquelle vous communiquez ne fonctionne pas. Je vous ai ouvert un accès gratuit à internet pour la consultation future des comptes. Je vous envoie les documents par la Poste.

Et là j'ai fait mon Jop. Gratuit, purement rhétorique, le cousin numérique du grammar nazi, j'ai nommé l'enflure d'ingénieur informaticien :

Mon adresse fonctionne manifestement très bien puisque nous l'utilisons depuis le début de notre correspondance. Quel problème rencontrez-vous ?

L'enculé qui sait très bien ce que cette brave dame a voulu dire — "on me demande une autre adresse e-mail parce que notre soft interne a été codé par une petite merde de stagiaire saisonnier qui ignore qu'un TLD peut faire plus de 3 caractères de long, et donc pour votre adresse e-mail en .info c'est niqué" — mais qui prend un plaisir pervers à lui retourner le couteau dans la plaie, le tout saupoudré d'une condescendance à chier sur la moquette.

C'est bon d'être méchant, parfois.

Notes

[1] Exception faite de mon souffre-douleur SantX avec lequel il ne m'arrive pas souvent de ne pas être délibérément relou. Oui, SantX avec un X délibérément majuscule parce qu'il n'aime pas ça.