Tout d'abord le festival en lui même est plutôt bien organisé. Y'a intérêt vu qu’ils se vantent d'être l'un des plus gros au monde. Ma peur principale était de passer mes journées dans la voiture mais que nenni. Plusieurs parkings étaient mis à dispositions pas trop loin du festival (~2km), aucun bouchon pour se garer et pas trop cher (15€ pour les quatre jours). Enfin bref de ce coté là c'était presque un sans fautes car si un autre jour le parking où l'on avait été la veille était plein, il fallait relâcher 15€ pour utiliser un autre parking. Quand j’ai voulu savoir pourquoi fallait repayer, on m’a simplement répondu que c’était le règlement... Quand aux plus radins, il était possible de se garer gratuitement dans la ville. Ca s’est donc avéré très accessible finalement en voiture. Pour les autres il y a toujours les nombreuses navettes de bus, le vélo ou le camping.

Une fois garé, on suit la masse de personnes pour accéder au site. On passe devant les campings qui sont déjà bien installés. S'ensuit plein de stands de nourritures pour arriver finalement à l'entrée du Festival. Il va falloir une grosse heure pour passer la fouille des sacs (les bouteilles d'eaux de plus de 33cl sont interdites) et pour récupérer les bracelets. Même si le premier jour c'était plutôt galère car il aura fallut faire la queue sous le soleil passer les portes, les jours suivants il n'y eut aucun temps d'attente. Il a eu Juste un petit problème car le premier jour ils m'avaient donné le mauvais bracelet. Du coup le jour suivant, en me faisant refuser l'accès, j'ai appris que j'avais le bracelet du jeudi et non des quatre jours. J'hausse un peu le ton et s'aperçoivent rapidement que je suis français. Après avoir regardé dans leur base de données avec mon code postal quel ticket j'avais acheté ils me donnent le bon bracelet. Un petit mic mac (de la loose) qui s'est finalement rapidement réglé.

Dans l'enceinte du festival, on a l'impression d'être à la plage. La moitié des personnes sont torse nu et une odeur de crème solaire envahit la plaine. Il faisait extrêmement chaud (37°C) et le soleil cognait sévère. Apparemment ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas eu de beau temps pour un festival vu qu’il ne faisait que pleuvoir pour les éditions précédentes. Heureusement les organisateurs avaient prévu le coup et avaient parsemé des fontaines d'eaux pour se rafraichir. Un panneau indiquait que l'eau n'était pas potable, certainement pour inciter l’achat de boissons car l'eau qui était à disposition pour se laver les mains aux toilettes n'était pas indiquée comme potable ou non. Au final elle était très buvable, bien fraiche, et n'a révélé aucun problème de transit intestinal (ce qui aurait pu être bien fâcheux.

Pour continuer sur les toilettes, c'était assez propre et une équipe s'en occupait constamment en condamnant une partie pour tout remettre à zéro. Il y avait beaucoup de cuvettes à disposition et du coup on fait très rarement la queue pour faire la vidange.
Dans l'ordre logique inversé, on attaque la nourriture et des boissons. Pour éviter les files d'attentes, un système de bons achetés avec lesquels on va payer est mis en place. Les bons de nourriture et de boissons ne sont pas les mêmes : un bon de nourriture coûte 1€ tandis que celui des boissons en vaut 2,5€. Ceux qui n'ont pas de monnaie pour acheter les bons peuvent en retirer dans des distributeurs sur place ! Question choix, il y a ce qu’il faut : pizza, hotdog, pâtes, vietnamien, mexicain, barbecue, kebab, fruits... Y'en pour tous les goûts. Les prix sans être ultra abordables ne sont pas excessifs, par exemple la bonne part de pizza coûte 4€ ou la barquette de frites 3€. Par contre coté boisson, l'eau, le Coca ou la bière coutent 2,5€. L'eau est chère et quitte à payer, autant se rabattre sur la bière qui est directement brassés sur place et très rafraichissante. La Hoegaarden rosé se boit toute seule.

Bien sûr on peut toujours amener ses sandwichs et son camelbag si l’on est prévoyant. On peut également ramasser 20 gobelets ou 20 bouteilles pour les échanger contre un bon de boisson et gagner des cadeaux. Ça permet de boire à l’œil tout en nettoyant un peu les lieux car c'est rapidement très sale, particulièrement en fin de journée !

Il y a également des stands d'animations ou des boutiques de vêtements et accessoires, bref de quoi s’occuper entre deux concerts. D’ailleurs parlons en de la musique ! Il y avait deux scènes, dont la principale entourées de deux écrans géant histoire de ne pas rater un poil du concert si l’on est mal placé. Les prises de vues sont bien faites, avec quelques plans sur le public. C’est toujours marrant de voir la tête des gens quand ils apparaissent sur l’écran géant, ou alors de lire les messages qu’on écrit les fans pour leur groupe.

Même si l’écran c’est sympa, il y'a toujours moyen de se mettre dans la fosse juste devant la scène et de voir les groupes en face de soi. La fosse est séparée en quatre pour que les vigiles puissent passer. D'ailleurs ils en profiteront pour distribuer de l'eau entre chaque concert pour éviter les crises d’insolations. L’accès à la fosse étant limitée, il faut se ramener avant que ça commence pour pouvoir entrer et être bien placé.

La deuxième scène est plus petite mais sous un grand chapiteau. Le sol est recouvert d'un planché souple. C'est bien fun quand tout le monde se met à sauter en même temps et que tout rebondit. Même si cette scène est plus petite, comme l’accès n’est pas contrôlé on peut facilement se placer devant si on arrive au milieu d’une session.

Ce qui fait également plaisir c’est que chaque concert commence exactement à l’heure annoncée sur le programme. Ça permet de bien planifier les groupes que l’on veut voir sans débordement. Le son est vraiment excellent, la plupart du temps bien balancé et surtout pas extrêmement fort. Du coup j'ai pu me passer de mes bouchons d'oreilles et pogoter tranquillement dans la fosse tout en profitant de la musique.

Un autre truc bien c’est comme la plupart des groupes qui passent sont en tournée, ils utilisent leurs effet de lumière, décorations et autre pour personnaliser chaque scène : on ne se retrouve pas devant une scène avec un fond noir sans âme.

JEUDI

DAVE MATTHEWS BAND

Big band rock blues avec des cuivres. Je ne connaissais pas du tout mais ça danse bien. Petit solo de batterie bien sympa et bon esprit. Un début assez mou mais qui prend la sauce au fur et à mesure pour finir en fête.

Setlist : Shake Me Like a Monkey , Don’t Drink the Water, Spaceman, Corn Bread , Funny The Way It Is , Crash (Into Me) , You Might Die Trying , Alligator Pie, Two Step, (Halloween intro), Ants Marching, All Along The Watchtower / Stairway to heaven (Medley)

PLACEBO

Très sympa, j'ai été surpris qu'ils soient autant sur scène (3 guitares et une pianiste violoniste). C’est propre et puissant. Ca permet également de découvrir quelques titres de leur nouvel album "Battle for the Sun" en live qui passent très bien. Ils en profiteront aussi pour jouer tout leurs grands classiques.

Setlist : Kitty Litter, Ashtray heart, Battle For The Sun, For What It’s Worth, Speak In Tongues, Follow The Cops Back Home, Every You Every Me, Julien, Special Needs, Neverending Why, Black-Eyed, Meds, Come Undone, Special K, Song To Say Goodbye, Infrared, The Bitter End, Taste In Men.

PENDULUM

Pendulum, que j’avais découvert avec la tuerie Another Planet, soit l’un des meilleur titre drum’n’bass qui existe. Groupe australien qui mélange habilement le rock à la drum’n’bass avec un bon synthé en lead donnant un résultat explosif. J’avais pu voir quelques lives sur youtube et savait que c’était assez différent en live que sur CD. En effet c’est énorme, batterie endiablée, gros riffs de guitares, la basse qui groove : ça donne envie de bouger partout et c’est ultra entrainant. C’était juste magique d’être au milieu de la foule qui reprend le synthé en cœur tout en sautillant de joie. On a l’impression d’être dans une fête immense. C’était l’un des meilleurs moments du festival tellement c’était jouissif. Petit hommage à Metallica quand ils ont repris Master of Puppets à leur sauce. Petit regret quand même qu’ils n’aient pas joué Another Planet. Sinon c’est vraiment un excellent groupe live qu’il faut absolument voir, surtout avec leur dernier album qui envoie grave le bois.

Setlist : Intro, Showdown, Fasten Your Seatbelt / Voodoo People, Propane Nightmares, Blood Sugar, Midnight Runner, Mutiny, Master of Puppets, Slam, Tarantula, Hold Your Colour, Different, I'm Not Alone, Granite.

THE PRODIGY

Alors là, grosse déception. Peut être du fait que je n’étais pas très bien placé et qu’il commençait à se faire tard, mais c’était mou. Ca partait bien surtout que leur dernier album "Invaders must Die" n’est pas dégueux et que j’avais toujours voulu voir The Prodigy en live. Mais là, à chaque fois qu’ils commençaient un titre le rythme commence à augmenter et au moment où ça va exploser tout s’arrête. Tous les morceaux sont tronqués, on a l’impression d’avoir des extraits de 30 scondes des chansons et du coup on ne rentre pas dedans dedans.

VENDREDI

Comme le début d’affiche ne m’intéressait pas trop, j’ai pu en profiter pour dormir un peu et visiter Leuven qui est juste à coté du Festival. J’ai un peu tardé et du coup j’ai loupé Elbow.

THE STREETS

Je ne connaissais The Street que de nom et j’ai été agréablement surpris. Rap electronica anglais, Skinner met bien l’ambiance sur scène en arrivant habillé n’importe comment. Ils communiquent bien avec le public et n’hésite pas à faire des blagues pour animer entre chaque chanson. Par contre je n’ai pas pu voir tout le concert car Bloc Party empiétait dessus.

BLOC PARTY

Encore un groupe que je n’avais jamais vu en live. C’est encore meilleur qu’en CD, setlist parfaite et ça m’a bien fait plaisir d’avoir pu entendre This Modern Love. Kele, le leader du groupe, rayonne tout simplement sur scène. Toujours souriant, on voit qu’il est heureux d’être là. D’ailleurs il en profitera pour le dire, puis regardant le guitariste emo "je sais, on dirait qu’il fait la tête mais il est tout le temps comme ça. Ne vous inquiétez pas il est très content aussi d’être là !". Faut dire que le bassiste et le guitariste ont l’air suicidaire et passent leur temps à regarder par terre. Cela n'empêche pas de nous offrir un set bien puissant, même si les gens autour de moi ne bougeaient pas trop. Bordel Bloc Party c’est fait pour danser quoi !

Setlist : One Month Off, Hunting For Witches, Positive Tension, Talons, Signs, So Here We Are, Waiting For The 7.18, Song For Clay (Disappear Here), Banquet, Two More Years, One More Chance, Mercury, This Modern Love, The Prayer, Like Eating Glass, Flux, Helicopter.

THE KILLERS

Ca reste agréable à écouter mais un poil répétitif. Ils avaient fait un effort sur le décor en mettant plein de palmiers et de lumières comme chez eux à Las Vegas. Leurs singles font toujours effet et la foule n’hésitera pas à jumper sur Somebody Told Me. Bon concert mais pas extraordinaire non plus.

Setlist : Human, This Is Your Life, Somebody Told Me, For Reasons Unknown, The World We Live In, Joy Ride, Bling (extended), Shadowplay (Joy Division cover), Smile like you mean it(50/50), Jenny Was a Friend of Mine, Spaceman, A Dustland Fairytale, Read My Mind, Mr. Brightside, All These Things That I've Done, When You Were Young.

SAMEDI

RODRIGO Y GABRIELA

Comme je voulais être bien devant pour Limp bizkit, j’étais venu me placer pendant le concert de Rodrigo y Gabriela. Bon choix car c’était non seulement bien musicalement mais aussi bluffant techniquement. Seulement deux guitares acoustiques et c’est tout. Pas de chant ou autre, juste deux personnes qui donnent l’impression d’être 10 sur scène tellement leur jeu est riche. Bonne découverte avec ce duo mexicain, des chansons bien entrainantes et rafraichissantes.

LIMP BIZKIT


Groupe polémique, Wes Borland le guitariste qui s’était cassé revient une nouvelle fois pour redonner vie à Limp Bizkit. Personnellement je n’attendais pas grand-chose de ce concert mais j’étais quand même curieux de voir comment ça se défendait sur scène. J’ai été surpris, très surpris même. Une énorme énergie se dégage du groupe, la foule était plus que déchainé quand ils commencent My Generation avec un Wes Borland encore plus loufoque que jamais (on peut dire qu’il déconne pas quand il faut mettre plein les yeux). Ca pogote sévère dans la fosse mais toujours dans une ambiance amicale. Ca tient grave la route, le flow particulier de Fred passe nickel en live et les titres s’enchainent sans laisser de répit. Puis arrive le moment de Show Me What you Got où Fred se met sur la barrière de la fosse pour être avec le public. C’est tout simplement énorme de voir à 50cm de soi Durst en train de cracher toute ces trippes.
Entre chaque chansons, il remercie le public d’être là est qu’ils sont super heureux de pouvoir refaire des concerts pour leurs fans et de tout le support. "Ce n’est pas vous qui vous êtes déplacez pour nous voir, c’est nous qui sommes venu pour vous voir". Puis arrive le milieux de concert. Fred enfile un masque de diable et commence à faire des doigts au public en criant "fuck you". La foule commence à le huer. Il jette le masque dans le public en criant "Fuck you ? No, fuck me ! We don’t deserve to play for you" et la musique repart de plus belle.

C’était tout simplement génial, pendant plus d’une heure j’ai été replongé en 2000 avec une setlist de folie. Limp Bizkit tellement humble et content de jouer. On a vraiment l’impression qu’ils se sont reformés pour la musique et non pour l’argent. On est très loin de l’esprit de la reformation de Rage against the Machine et de son rock mou lors de leur passage à Bercy. Ca donne bonne espoir pour le nouvel album.

Setlist : Space Odyssey (intro), My Generation, Livin' It Up, Show Me What You Got, Eat You Alive, Hot Dog, Re-Arranged, Break Stuff, Boiler, My Way, Faith, Nookie, Take A Look Around

MOGWAI

J’aurai bien voulu voir Yeah Yeah Yeahs mais je ne voulais pas rater Mogwai. Bien sur j’ai fais la bêtise de me coller à la scène et ça n’a pas loupé. Le son était trop fort comme d’habitude pour Mogwai. Heureusement j’avais mes boules quies mais la basse couvrait pas mal les morceaux. Le plus drôle c’est qu’ils sont désolés de ne pas pouvoir jouer plus fort et que du coup on allait moins entendre les partie calme à cause de Franz Ferdinand qui jouait à côté "are you kidding me!". J’aurai plutôt du rester allongé dans l’herbe et me laisser bercer par leurs chansons. Ils ont pus jouer quelques un de leurs derniers morceaux (nouvel album oblige) un peu plus pêchu rythmiquement et qui passent nickels. Par contre niveau communication, zéro. Vu qu’ils sont tous hyper concentré, sauf Brainwaithe qui esquisse quelques sourires et saute timidement. En même temps on sait à quoi s’attendre quand on va les voir.
Même si visuellement c’est le vide, musicalement c’est très bon (malgré que la basse soit trop présente). Petit regret tout de même, j’aurai adoré entendre les titres Cody et Take Me Somewhere Nice.

NICK CAVE AND THE BAD SEEDS

Je m’attendais à mieux vu la folie du personnage mais je n’ai pas du tout réussi à accroché. Petit fait amusant quand Nick a lu sur une pancarte dans la foule "Can I have your guitar ?", répondant "Certainly not !"

Setlist: Tupelo, Dig, Lazarus, Dig!!!, Red Right Hand, Deanna, Midnight Man, The Ship Song, Henry Lee, Moonland, The Mercy Seat, The Weeping Song, Papa Won’t Leave You, Henry, Stagger Lee, Lucy.

DIMANCHE

MASTODON

Bon Mastodon c’est assez particulier, car les deux fois où je les avais vu le son était tellement ultra brouillon que ç'en était inaudible. D’ailleurs c’est un peu leur réputation d’avoir un son pourrie. Mais pour une fois le son était presque bien, même si par moment ça reste confus ou que le chant est très en retrait. En même temps, le post hardcore, c’est le méga bordel et c’est parfois dur de comprendre les structures des chansons (même si j’ai déjà écouté leurs albums) mise à part Colony of Birchmen qui reste compréhensible. En tout cas c’était une bonne mise en bouche pour la journée et le groupe était beaucoup plus vivant sur scène que les fois où je les ais vu (ils bougeaient !). Etrangement le chanteur avait l’air méga véner quand il a quitté la scène.

Setlist : Oblivion, Wolf Is Loose, Crystal Skull, Bladecatcher, Colony of Birchmen, The Czar, Crack the Skye, Blood and Thunder, Iron Tusk et March of the Fire Ants.

SEASICK STEVE

Petit découverte. Encore un duo, batterie guitare de rock sudiste. Avec Steve qui pue à plein né le fond de l’Arkansas. Salopette crade, longue barbe et petit coup de gnolle entre les chansons. Mais un personnage très attachant. Ca groove bien et on apprendra un peu sur l’histoire des guitares personnalisées qu’il utilise. Il prouve qu'on peut faire du rock avec juste une corde et une batterie. Moment sympa où Steve appelle une fille dans le public pour lui chanter une balade comme si ils étaient seuls au bord d’un lac. Emouvant, la fille aura du mal à se remettre de ce passage d’ailleurs.
Une fin encore plus bizarre que le groupe en lui-même où Steve nous raconte en chanson sa dure adolescence avec un père alcoolique et comment il a fait pour s’en débarrasser !

THE MARS VOLTA


Comme Mastodon, c’est aussi le bordel dans les structures. Surtout que parfois c’est des impros. Débarrassé du saxo (qu’on entend jamais de toute façon), c’est un bulldozer d’énergie qui débarque sur scène. L’ancien chanteur d’At the Drive In est survolté (ahah) ; il saute, se jette par terre, lance son micro et criiiie. Alors qu’il faisait 35°C, une pluie diluvienne débarque en même temps que leur musique, et c’est tout Werchter qui est transcendé par la folie Volta. Tout le monde danse sous son K-Way, mais pas assez pour Zavala qui nous demande de bouger plus. La pluie est de plus en plus abondance et on est également noyé par leur son qui ne s’arrête jamais. C’est dur de danser avec l’orage qui gronde au dessus de nos têtes.
Une fois le concert terminé, la pluie s’arrête comme si Mars Volta avait déclenché un orage avec une performance magistrale.

Setlist : Goliath, Cotopaxi, Roulette, Halo, Viscera, Drunkship, Teflon, Wax.

BLACK EYED PEAS


Si il y a bien un groupe que j’aime bien écouter mais que je ne concevais pas d’aller voir en concert c’est bien Black Eyed Peas. Gros show à l’américaine avec chorégraphie, estrade et danseuses. Le son est efficace et le groupe derrière a un peu remanier les chansons pour le live. Ca fait plaisir de ne pas entendre le CD à l’identique et d’avoir quelques variations. Bon show même si les deux éléments majeurs sont le trop cool Will.I.Am et la délicieuse Fergie. Les autres sont plus là pour mettre l’ambiance qu’autre chose. Ils sortent toutes leurs panoplies de chanson ultra efficace pour transformer Werchter en dancefloor. Petit passage mou où Will.I.Am passe derrière les platines pour un hommage à Mickael Jackson. Bref ça fait bien sont boulot et c’est très divertissant, le tout se finissant sous une pluie de confettis.

KAISER CHIEFS


Je n’attendais pas grand choses d’eux et je n’ai pas été déçu. J’ai l’impression d’entendre du Franz Ferdinand mélangé à du The Killers. Chansons identiques et répartitives. L’ensemble est mou même si le chanteur donne son maximum en se baladant un peu partout pour animer la foule. J’essaye quand même de sauter avec la foule et de reprendre les refrains (c’est toujours la même chose de toute façon) histoire de ne pas tuer l’ambiance mais c’était vraiment trop long !

Setlist : Never Miss A Beat, Everything Is Average Nowadays, Everyday I Love You less and Less, Heat Dies Down, You Want history, Ruby, Na Na Na Na Naa, Love's Not A Competition, Like It Too Much, Modern Way, Half the Truth, I Predict a Riot, The Angry Mob, Take My Temperature, Oh my God.

NINE INCH NAILS


Derniers passage de NIN en Europe, après ça c’est fini ! Fallait donc en profiter pour les voir au moins une fois en festival. Bien placé dans la fosse, on est pas tout seul car les fans de Metallica depuis le matin pour être bien devant. Des super connards prennant la place pour les groupes précédents et ne bougent même pas une oreille pendant les concerts. Ils sont juste là, tout raide à attendre leur groupe. Trent débarque et défonce son synthé et donne une bonne mise en bouche avec 1,000,000. A la fin de la chanson il n’hésitera pas à dire "I noticed that we're playing before Metallica. Are there Metallica fans in here? Don't worry. We won't be on very long. But we'll make lots of noise to piss you off. Okay?". Et du bruit y’en a une avec une setlist best of des titres pêchus. Malheureusement on n’est pas beaucoup à bouger sur scène même si j’essaye de dégager tout le monde pendant Burn. Trent lance sa guitare en l’air avec ses gros bras pour enchainer sur Gave Up. Heureusement le staff du groupe est aussi vif que des ramasseurs de balles de tennis pour changer les guitares, remettre les pieds de micros sur place ou changer le matériel. Les titres s’enchainent et on parcourt toute la discographie de NIN en plus d’une heure. Forcement ils ne peuvent pas tout jouer mais on est quand même gâter par des morceaux éprouvant physiquement, même si bien sur j'aurai bien aimé entendre plus de Year Zero.
Le set se termine sur Hurt pour conclure le concert le plus rock de Werchter où il se sont donnés à fond ce soir là même si c'était trop mou dans la fosse.

Setlist : 1,000,000, Terrible Lie, Heresy, March of the Pigs, Piggy, I'm Afraid Of Americans, Burn, Gave Up, Non-Entity, The Big Come Down, Wish, Survivalism, Suck, The Hand That Feeds, Head Like A Hole, Hurt.

Je prends une dernière part de pizza avant de quitter la plaine avec One en fond sonore. La dernière journée a été rude après avoir passé 10h debout dans la fosse sous le soleil. Mais quelle journée !
Festival exceptionnel avec des groupes incroyables. C'est assez éprouvant vers la fin et on commence sévèrement à avoir mal aux pieds. Une très bonne ambiance règne dans le festival et l'organisation assure bien derrière. Si la programmation est aussi excellente l'année prochaine, j’en serai !