Sans pour autant renier le 7G – que j'utilise désormais chez moi –, après une journée entière ả utiliser le HHK que ledit collègue m'a fort urbainement prêté afin que je me fasse une opinion j'ai compris que j'étais dans l'erreur depuis le début.

Là avec une accroche comme ça, vous vous dites que j'ai intérêt a assurer le show.

En réalité le HHK – je reviendrai sur le clavier à proprement parler après – m'a permis d'améliorer ma frappe plus par la disposition de ses touches que par sa technologie elle-même. Regardez le mapping du clavier :

Ça y est, vous avez vu ? Oui, il est en QWERTY, mais c'est pas tellement ça qui vaut le détour. Regardez plutôt où se trouve la touche Control... à la place de la désespérément inutile touche Caps lock, you got it right ! De cette maniere, la touche Control est toujours sous votre petit doigt gauche, et l'utilisation du shell s'en trouve beaucoup plus efficace pour peu que vous utilisiez tous les bindkeys GNU Readline[1] – entre autres, ces combinaisons de touches étant très répandues dans tous les autres logiciels disposant d'une interface graphique.

J'ai mis un peu de temps à m'adapter, je ne le suis toujours pas totalement mais j'ai ressenti une franche amélioration de la frappe car les mains bougent beaucoup moins – seuls les doigts bougent. De plus et histoire de compliquer le tout, je suis passé en disposition QWERTY par la même occasion, disposition nettement plus adaptée à mon utilisation au quotidien.

Je dédierai un billet aux spécificités de ma configuration personnelle, revenons au Happy Hacking Keyboard. Il existe deux déclinaisons du HHK : la Professional 2 dispose de mécaniques complexes au niveau des touches[2], tandis que la Lite 2 est plus simple dans sa conception ; accessoirement, le Pro 2 n'a pas de touches dédiées pour les flèches (accessibles via la touche Fn) et coûte ridiculement cher[3].
J'ai opté pour le modèle Lite 2 blanc histoire de changer un peu du 7G, trouvé chez Geek Stuff 4 U[4]. Il est petit, relativement léger, le toucher est agréable bien qu'un plus raide que le Steelseries. Il dispose de deux ports USB et, assez interessant, d'un switch DIP, un panneau de jumpers permettant de modifier le comportement de certaines touches du clavier niveau matériel : il est ainsi possible de transformer la touche Delete en Backspace et d'inverser les touches Meta (aussi appelée Super ou "touche Windows") et Alt.

Notes

[1] Readline keyboard shortcuts

[2] Happy Hacking Keyboard - High quality keys

[3] D'ailleurs le délire a été poussé très loin avec une édition faite main disposant de touches en bois laqué typique japonais pour la modique somme de $4240.

[4] Happy Hacking Keyboard Lite 2 chez Geek Stuff 4 U