On me l'avait dit, pourtant. Je l'avais moi-même lu dans diverses critiques, mais ma curiosité a été la plus forte : j'ai voulu voir Max Payne, sorti mercredi dernier dans les cinémas de France et de Navarre. Pour autant, je ne m'attendais pas au film du siècle – pas même à celui de l'année –, juste à passer deux petites heures sympathiques à regarder les cartouches voler. Eh bien même pas, mesdames et messieurs : Max Payne est une vraie merde, même pas digne d'être qualifié de divertissant.

Le scénario est simple, directement adapté du jeu vidéo éponyme : un flic (Mark Wahlberg), devenu aussi cool qu'un parpaing depuis qu'il a retrouvé sa femme et son bébé assassinés un soir en rentrant du taff il y a trois ans, remue en vain ciel et terre pour retrouver le responsable – en cartonnant deux de ses complices sur le coup. Cependant la piste va passer de -42°C à température ambiante quand son ancien partenaire le recontacte pour lui apprendre qu'il a retrouvé un tatouage similaire sur un récent cadavre à celui trouvé sur l'un des mecs que Max a butés chez lui avant de découvrir sa femme morte... je n'en dévoile pas plus par respect pour les fous qui voudraient toujours le voir après ce que je vais vous dire.
Bien qu'esthétiquement très potable, on se prend une tonne de clichés sur le coin de la gueule dans les premières minutes du film comme un piano mal sanglé par des déménageurs bretons[1]. On a l'impression qu'on a coulé vingt litres de ciment à prise rapide dans Wahlberg et qu'on lui a collé une paire de faux sourcils froncés en permanence à la super glue, tant et si bien que même lors des interviews de promo pour le film il n'avait toujours pas déserré les dents... ça c'est du jeu d'acteur, coco. Ne lui jetons pas la pierre (huhu) : les autres acteurs ne sont pas plus crédibles, notamment Mila Kunis en bad-James-Bond-girl quand ça l'arrange et un Amaury Nolasco (le Sucre de Prison Break) mystique mais pas trop.

Un flic pas content (du tout), une méga-corp pharmaceutique aux projets pas très catholiques, des centaines de milliers de balles, des explosions dans tous les sens... bref, de tout ça on ne retiendra que les jambes d'Olga Kurylenko.

Notes

[1] Je n'ai rien contre les bretons en général, c'était juste pour la forme. Kthxbai.