Diary of the Dead commence bien. Les 2 premières minutes nous mettent dans l’eau. On s’attend à un petit Blairwitch-like des familles. D’ailleurs Romero ose se moquer de ce dernier en faisant "Hey les petiots, regardez le maitre faire !". Et là, c’est le drame.

Diary of the Dead enchaine les clichés, les mises en scènes vues et revues ainsi que des personnages aux charismes de moules : La blonde écervelée, la brune combattive, le nerd qui pirate des caméras de surveillance, le professeur anglais alcoolique ou encore l'acteur riche qui fait la fête. En plus on peut saluer l’exploit qu’ils jouent tous plus mal les uns que les autres.

Les situations ne sont pas crédibles pour un sou : ils font des blagues lorsqu’ils rencontrent les zombies. Quand le cameraman voit sa copine se faire attaquer par un zombie, il ne bouge pas et préfère filmer le tout (Alors qu’il l’avait sauvé quelques heures auparavant). Les réactions ne sont pas du tout humaines et vraiment incohérentes.
Je passe aussi le moment où ils préfèrent se balader dans des couloirs pas éclairés plutôt que de se barricader dans la chambre forte à l’abri des zombis. Au fait, je me rends compte que tout le long du film est rempli de scènes complètement débiles avec des suspens à deux balles. Comme par exemple quand on croit que le type va se faire agresser par un zombi mais au fait c’est son pote qui sort de nulle part. D’ailleurs les morts vivants n’attaquent jamais le cameraman, mais passent devant lui tranquilou.

Romero a eu également l’idée de génie (quel talent) d’ajouter des musiques et des jeux de caméras pensant révolutionner le genre. Ça désacralise encore plus le peu d’ambiance du film. On dirait un pauvre téléfilm, voir un Planet Terror qui se prendrait au sérieux. Sauf que Planet Terror c’était drôle et voulu.

Et comme toujours, Romero fait un passer un message dans son film. Le sujet du jour est la manipulation par les médias. C’est super mal amené et bien entendu, très mal exploité.

Cette fois-ci, il a vraiment atteint le fond. Ce film est nul sur toute la ligne. Je ne pensais pas qu’il pouvait faire pire. On est vraiment à cent lieux de l’ambiance d’un •REC ou d’un Blairwitch.

Bref vous avez compris mon point de vue. Le pire est que ce film n’est pas une parodie mais se veut très sérieux au contraire. Bref un super nanar à regarder entre pote.