En passant une bonne partie de la semaine sur Paris et en terminant les cours très tard, j'ai vite commencé à m'emmerder sec en soirée. Direction le ciné le plus proche : en enchaînant quelques films, je me suis dit que c'était l'occasion de faire un billet.

• Cloverfield
  C'est par pure curiosité que je me suis décidé à choisir ce film dont je n'avais presque rien vu/lu. L'ambiance met un certain temps à s'installer et nous dirons qu'il s'agit là d'une manière comme une autre de créer chez le spectateur une forme de sympathie envers un petit groupe de jeunes new-yorkais tous plus niais les uns que les autres et dont le seul but serait de copuler et si possible, en compliquant les choses avec un paquet de "qui-aime-qui ?" jusqu'à ce que Ben Laden arrive sous la forme d'une créature dont la moitié de la salle avait déjà deviné l'existence, à croire qu'il s'agissait d'un secret. Résultat, on fait l'ignorant, se feintant avec des "mais qu'est-ce que ça peut bien être". Bref, un film relativement bien fichu dans sa réalisation mais sans grande surprise. C'était prévu, pas déçu.

• No country for old men
  Je ne comptais pas me mater ce film jusqu'à ce qu'un pote m'y traine de force, fait rare. La plupart des critiques ne jurent que par ces fameux frères Cohen dont j'ai l'impression d'avoir volontairement ignoré l'existence. Le film est long, très long ce qui, après une rude journée, a fini par me faire sauter quelques minutes du film au bout desquelles je fus réveillé par un spasme très classe, le genre de mouvement brusque qui vous fait passer pour un dément. Et comme si ça ne suffisait pas, vous en rajoutez une couche en balayant la moitié de la salle du regard, regard dont on va sauter la description, toi même tu sais. Revenons-en au film : bonne réalisation, excellente brochette d'acteurs, une très bonne maitrise dans l'enchaînement des évènements et un humour, l'air de rien, omniprésent mais discret malgré le côté dramatique de certaines scènes. Du grand art.

• Taken
  J'ai découvert ce film deux semaines avant sa sortie et je dois dire que la lecture des premières critiques m'a littéralement refroidi bien que j'aurai très bien pu m'y attendre. En effet, Europa Corp. produit le film et le scénario a été confié, en partie, à Luc Besson, le B.O.S.S.
Taken est une succession de scènes d'action efficaces sous couvert d'un scénario se basant sur la traite des femmes laitières à Paris par des organisations clandestines issues des pays de l'Est. Le sujet est, dirons-nous, sensible et le film n'a, heureusement, pas la vocation de dénoncer tout ce trafic mais juste de s'en servir comme toile de fond. L'actrice qui joue le rôle de la gamine qui se fait enlever est littéralement nulle à chier, à l'inverse de Liam Neeson, terriblement bon. Sympa mais sans plus.

• Be kind rewind
Peu d'informations autour de ce petit film qualifié d'indépendant de par son budget et sa promotion. Je vous laisse le soin de lire le synopsis et m'attarderai sur l'ambiance que dégage ce film : chaleureuse et apaisante. Les pitreries de Jack Black ne plairont pas à tout le monde et je vous avouerai que je n'appréciais pas spécialement cet acteur avant de me rendre à cette séance. L'équilibre se fait avec la naïveté que dégage le personnage qu'incarne Mos Def, un rôle taillé pour lui. On trouve en arrière plan Danny Glover, toujours aussi imposant. Un bon film que je vous recommande vivement.

Parallèlement, j'en ai profité pour voir certains films que je m'étais mis de côté, en DVD.

• Gone baby gone
   J'ai dû m'y prendre à deux fois pour me mettre dans le bain. Les premières minutes du film ne sont guère encourageantes et le comportement du personnage principal peut surprendre dans la mesure où ses réactions ne sont pas vraiment celles du gringalet qu'est Casey Affleck. Hormis ce détail, la première réalisation du grand frère, Ben Affleck, est une franche réussite que vous ne pourrez qu'apprécier. Certainement l'un des meilleurs films de ces derniers mois.

• Shoot'em up
  Le grand n'importe, et c'est totalement assumé. Le film idéal pour taper une bonne barre avec un pote. Tous les délires du gun fight sont réunis dans ce film de série B. Clive Owen crève l'écran et la succession de scènes tordues, osées, provoque hilarité et perte de neurones.

• Pitch black
  Honte à moi, oui. Je me suis toujours refusé de mater Les chroniques de Riddick sans avoir vu Pitch black. C'est désormais chose faite. Malgré des effets spéciaux plus que moyens, j'ai beaucoup apprécié ce film de science-fiction bien que le genre soit délicat à aborder à notre époque. A ma grande surprise, Vin Diesel fait preuve de retenue malgré quelques rictus et poses bien casés ainsi qu'un air de bovin visiblement naturel. Ah, j'oubliais, le soir même, je me suis jeté sur le DVD des Chroniques de Riddick pour constater que le boitier était vide...

• The matrix
  Avec Terminator 2 et Fight club, The matrix est certainement le film que j'ai le plus visionné. Profitant du cassage de gueule du HD-DVD, je me suis procuré la version haute définition. Mon Dieu que j'aime ce film, je ne peux m'en lasser, je suis à deux doigts du ridicule, là. C'est avec beaucoup d'appréhension que je lance le film dans l'espoir de ne pas être déçu par cette édition. Autant le dire tout de suite, le HD-DVD fait honneur au film des Wachowsky. Une netteté incroyable, une fluidité jamais vue et des détails jusqu'ici estompés par les limites du DVD. J'ai mon prétexte pour me vautrer comme une merde devant mon écran, la bave aux lèvres, redécouvrant un film que je pensais connaître par cœur. Par pitié, sortez Fight club en HD, pleeeease. Pour ceux qui se poseraient la question, Terminator 2 est le premier Blu-ray que j'ai acheté et la déception est énorme. Un monstrueux gâchis.

Parallèlement, j'ai pu boucler quelques livres qui feront l'objet d'un autre billet.
Sur ce, bon film.