En ce moment, sur le forum le plus intéressant du net, nous assistons à une sorte de débat :

Parce que des fois il y a des choses plus importantes que les jeux vidéo :
http://www.petitionredeker.info/?petition=2

Je vous résume. Ce type s'est exprimé sur l'Islam, qualifiant cette religion de dangereuse, etc. C'est son droit, ses propos ne me surprennent pas, mais alors pas du tout. Hitler, Mussolini, Bush, Saddam, Berlusconi ou encore Le Pen ont tenu des propos du même acabit, ont dirigé, dirigent ou vont diriger des pays. Par conséquent, leurs propos ne devaient pas être aussi choquants puisqu'ils ont été hissés au pouvoir. Revenons à Mister Redeker. En ce moment, le sujet top-tendance, c'est l'Islam versus la liberté d'expression. Dans la masse, on distingue un groupe relativement important de bonshommes qui se qualifient d'islamophobes.

Qu'est-ce ?
J'ai couché ma propre vision de la chose, balancée sur le forum. Morceau choisi :

Je vais exprimer le fond de ma pensée : la part de Français que l'on peut qualifier d'islamophobes appartiennent à une sous-classe de la xénophobie franco-française.

Cet attachement à la liberté d'expression cache un profond malaise : la peur de l'inconnu, en l'occurrence, l'Islam et ses fervents adhérents. Comme dit précédemment, ces islamophobes sont soit des racistes confirmés, soit en passe de le devenir. Leur problème n'est pas la religion en elle-même mais ses partisans.

Non, je ne fais pas une fixette sur le beur victime du français, ce serait bien trop simple. Par contre, ce que je crois, c'est que la seule méthode légale, et considérée comme légitime, de toucher l'ennemi consiste à appuyer là où ça fait mal, c'est à dire la religion. Le résultat ? Une montée de l'intégrisme. N'était-ce pas l'effet escompté ?

Au final, deux blocs se forment à l'insu de ceux qui n'ont rien demandé à savoir les Français bien dans leur tête/peau et les pratiquants ayant pleinement assimilé le principe de tolérance.

Aalok, tu peux dire ce que tu veux du prophète Mohammad, tu peux dessiner ce que tu veux. J'ai reçu une éducation reposant sur la non-violence et sur le dialogue. Par contre, ça ne m'empêchera pas de penser que tu arpentes la mauvaise voie.

Autre chose, ne vous leurrez pas, le problème n'est pas celui dont nous débattons. Les mêmes cercueils sont ressortis à intervalles réguliers. Les Français sont très attachés au principe de liberté d'expression et le confronter à l'Islam est le meilleur moyen de scinder la populace.

En même temps, quand je constate que Nicolas Sarkozy fait virer des journalistes, censure des colonnes ou empêche la sortie d'un livre, là, non, ça ne touche pas à la liberté d'expression. Ne venez pas me dire que ces exemples représentent une atteinte à sa vie privée, vous feriez preuve d'ironie saupoudrée d'hypocrisie, ce serait bien surprenant.

Allez, histoire d'équilibrer la balance, je rajouterai que Mitterrand, pendant son règne, ne s'est pas privé. Les chaînes se pliaient à ses exigences.

Comme disent nos cousins d'Outre-Atlantique, des exemples en la matière, "bwwavo !".

Je tiens à vous dire que j'ai une furieuse envie de me tirer quand je constate que la France est un pays qui a encore des difficultés à reconnaître l'importance que représentent les étrangers dans son économie ou tout simplement dans sa culture. Beaucoup de nos compatriotes s'agrippent à une image périmée de la France.

Vous me direz, le culte de la plainte est probablement la religion dominante en France, ça fait partie de l'identité du pays.

À force de coller tous les problèmes du pays au cul des étrangers/musulmans/noirs/arabes et autres serventàrienauxyeuxdesFrançais, on va se retrouver soixante-dix ans en arrière : une armée de cons dirigés par des frustrés près à te mettre tout ça au four, thermostat 9.

Allez, je vous la refais : sortez-vous les doigts du cul.